| Un lundi de septembre au Crous de Paris. 9h30 : les portes viennent juste d'ouvrir et, déjà, la file d'attente menant au bureau des bourses est impressionnante. « Si les étudiants ont rempli leur demande de bourse, en temps et en heure, ils n'ont pas besoin de se déplacer », précise Maleka Mayemba, chargée de communication du Crous. Au troisième étage, plusieurs étudiants patientent devant le service social. Ce service délivre une « allocation unique d'urgence », de 400 à 800 euros suivant les situations. « Il s'agit d'une aide ponctuelle permettant d'assurer le quotidien, explique l'une des deux assistantes sociales. Nourriture, transport, financement d'études privées comme les écoles d'art ou de commerce... Ces étudiants ont généralement déjà un job », poursuit-elle. Le service social remplit également une mission d'information. Les étudiants peuvent s'y présenter sans rendez-vous. « Nous avons beaucoup de questions concernant « Aline », ajoute l'assistante sociale. Les étudiants pensent qu'ils sont tous concernés ! » D'un montant de 300 euros, l'Allocation pour l'installation étudiante lancée par le gouvernement Villepin est réservée aux étudiants boursiers prenant un logement pour la première fois. Elle devrait concerner 80 000 étudiants sur les 2,2 millions en France. |